Au récent Forum Excellence et Performance (FOREP), on a beaucoup parlé des nouveaux systèmes de management.

Associé UDITIS, François Farquet a retenu deux retours d’expérience qui soulignent les difficultés à mettre en place le principe d’entreprise libérée.

Pour assurer le changement, il faut convaincre le management

Le renouveau du management a été au centre des discussions du récent FOREP (Forum Excellence & Performance) organisé par les sections Romandes de la SAQ. Près de 280 personnes ont assisté à Yverdon à diverses conférences décrivant à quel  point la  gestion d’entreprise se réinvente un peu partout.

Associé UDITIS, Thierry Linder a présenté la démarche entamée par son entreprise pour aboutir à une organisation libérante.

François Farquet, autre associé UDITIS, était quant à lui dans le public. Et il a rapporté de cette journée deux exemples bien particuliers des difficultés rencontrées lors de changements d’organisation.

« J’ai été frappé par l’intervention de Shirley Favre, la responsable du développement du personnel du centre logistique de Grolley. A priori, on imagine mal un milieu aussi pyramidal que l’armée entamer une démarche libérée. Et pourtant, c’est dans cette direction que cette personne a oeuvré. C’est bluffant ! »

Donner de la compétence aux gens qui font, les laisser agir sans leur dire ce qu’ils ont à faire. Voilà qui peut sembler incompatible avec le système militaire. Au centre logistique de Grolley qui emploie 600 collaborateurs sur toute la Suisse romande, cela a apporté une claire amélioration des fonctionnements.

« Bien que l’entreprise libérée n’est pas à l’ordre du jour et que nous n’en avons pas la prétention, nous repensons notre organisation pour une organisation plus transversale et moins pyramidale, une organisation apprenante, un leadership collaboratif qui prend en compte l’intelligence collective », a souligné Shirley Favre.

Ainsi, le centre logistique cherche désormais à muter vers une organisation plus agile, une organisation apprenante qui cherche à évoluer ensemble avec le monde qui change.

« Cela prend du temps, il est important dans une telle démarche que le top management soit convaincu que cette évolution est nécessaire, elle l’appui et l’encourage en donnant des moyens avec à la clé des outils et des formations pour développer le leadership de nos cadres, leur autonomie et leurs compétences pour motiver et donner du sens au travail. Dans cette démarche j’ai la confiance et le soutien de ma hiérarchie », a relevé Shirley Favre.

François Farquet a été aussi interpellé par une autre intervention de la journée, celle de Serge Gallant, chef de service au CHUV, qui a décrit une situation qui est celle de la plupart des établissements hospitaliers. « Je pensais que le milieu était plutôt ouvert. Mais visiblement, il n’y a pas plus pyramidal qu’un hôpital ! Et en plus, les différentes strates de l’organisation ne communiquent pas entre elles », explique François Farquet.

L’associé UDITIS en est ressorti persuadé d’une chose : « c’est que les changements d’organisation n’ont une chance d’aboutir que si le top management est convaincu par la démarche ».

Plus d’infos sur FOREP 2018

Le prochain FOREP aura lieu le 31 octobre 2019 au centre de conférence La Marive, Yverdon-les-Bains.