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Portrait de Yan Grossenbacher

Portrait

Après un parcours riche entre Suisse, Canada et Mexique, Yan Grossenbacher rejoint UDITIS en 2023 et donne enfin un sens à son chemin professionnel.

Yan Grossenbacher est RH chez UDITIS depuis mars 2023. Employé de commerce de formation, il a fait un détour par les douanes, la fiscalité, le Canada, une rencontre mexicaine et plusieurs années en administration publique avant de trouver, à 50 ans, le poste dans lequel tout ce qu’il avait accumulé prenait enfin un sens.

« RH chez UDITIS, c’est rendre heureux. Quand on m’a dit ça lors de mon entretien, j’ai su que j’étais au bon endroit. »

Un parcours qui passe par deux continents

Yan grandit en Suisse, fait son apprentissage d’employé de commerce, et débute dans les douanes fédérales à s’occuper du dédouanement de marchandises commerciales. Très vite, il réalise que le métier ne lui correspond pas. « J’aime maîtriser et contrôler les choses. Là, tu ne contrôles qu’un infime pourcentage du flux. » Il bifurque vers la fiscalité fiduciaire, puis décide à 28 ans de partir apprendre l’anglais à Vancouver.

Ce voyage change tout. Il y rencontre sa future femme, de nationalité mexicaine. Ensemble, ils choisissent de s’installer en Suisse, en partie pour rester proches des parents de Yan. De retour en 2004, il reprend pied dans la comptabilité, d’abord pour une administration communale, puis au canton de Neuchâtel. C’est là qu’il découvre le payroll et les ressources humaines. « Ça m’a titillé. J’ai compris que c’était vers ça que je voulais aller. »

Il passe ensuite par un laboratoire médical où il devient directeur administratif, supervisant la finance et une partie des RH. Puis Covid arrive. Père de trois filles, fils unique avec des parents âgés à accompagner et une épouse qui travaille à 100%, il prend une décision difficile : quitter son poste pour se consacrer à sa famille. « Ce n’était pas une défaite. C’était une priorité. »

L’arrêt lui permet de faire un bilan de compétences, de creuser ce qu’il veut vraiment. La réponse est claire : les ressources humaines, dans leur dimension la plus humaine. C’est dans cet état d’esprit qu’il tombe sur UDITIS.

Arriver avec un sac à dos et plus de classeurs fédéraux

En mars 2023, Yan intègre UDITIS à 80%. Dès les premiers jours, quelque chose le surprend. « On m’a donné un poste de travail, un sac à dos, et on m’a dit : voilà, c’est ton bureau. Et là, je me suis demandé où étaient les classeurs fédéraux. »

Pas de documents papier. Tout avait été digitalisé. Pour quelqu’un habitué aux administrations publiques où le classeur règne en maître, ça déstabilise. Puis ça libère.

« Je me suis rendu compte que je pouvais travailler depuis n’importe où, sans traîner quoi que ce soit. C’est impressionnant. »

Il prend le relais de Cédric Rossé sur l’aspect opérationnel des RH. Ensemble, ils sont complémentaires : Yan apporte le métier RH, Cédric la maîtrise technique. « Quand j’avais un besoin métier à décrire, lui pouvait le mettre en place dans le système très rapidement. C’est génial d’avoir ce binôme. »

Structurer, internaliser, simplifier

En trois ans, Yan a posé des bases solides. Il a réinternalisé le recrutement, jusque-là confié à des agences, et mis en place la plateforme JobUp pour soigner l’image d’UDITIS à l’externe. Il a créé un espace RH sur SharePoint, accessible à tous les collaborateurs, avec les règlements, les formulaires d’allocations familiales, le planning du payroll. Il a co-rédigé un nouveau règlement du personnel. Et depuis janvier 2025, il a repris la gestion complète du payroll, internalisé après des années externalisé au CSEM.

« Le payroll, c’est le moment où je me mets dans ma bulle. Tu sais que pendant une demi-journée, tu avances sur quelque chose de précis, et qu’à la fin, c’est dans les boîtes. »

Trois filles, Top Chef et un gigot d’agneau

En dehors du bureau, Yan tourne autour de sa famille. Trois filles, 7, 9 et 14 ans. Une femme qui travaille. Une organisation millimétrée. « On a tenu longtemps sans smartphones ni écrans. Quand t’as pas d’écrans à la maison, il faut occuper tes enfants : balade, vélo, patinoire. »

La cuisine est arrivée pendant le Covid, presque par nécessité. Il est devenu passionné. Betty Bossy pour les recettes, des légumes travaillés de plusieurs façons, un gigot d’agneau à Pâques. Et le vendredi soir, ou le dimanche, la famille se retrouve devant Top Chef. « T’as la compétition, le respect entre candidats, l’adrénaline. Et les enfants se rendent compte qu’on peut faire plein de choses avec le même légume. »

Le matin, quand il peut, il court, pour se vider la tête avant que la journée commence.

Ce que la flexibilité veut dire concrètement

La dernière année avant que ses parents n’entrent en EMS a été exigeante. Sa mère avait besoin d’être déposée chaque matin dans un foyer de jour. Yan s’en chargeait. « Je commençais à 6h, je m’arrêtais à 8h pour les amener, et je reprenais ensuite en télétravail. C’est ce que la flexibilité d’UDITIS m’a permis de faire. »

C’est ce qui fait la différence entre une politique RH affichée et une culture vécue au quotidien.

« Chez UDITIS, on se prend pas la tête, et on ne juge pas les autres. Cette bienveillance-là, elle est précieuse. »