Une vingtaine d’acteurs de l’économie neuchâteloise se sont rendus en Chine début avril, pour un séminaire-découverte à l’initiative de la Chambre neuchâteloise du Commerce et de l’Industrie (CNCI). Thème de ce séminaire : l’internet des objets (IoT).

UDITIS était du voyage avec un de ses associés, Thierry Linder, qui nous en fait un bref résumé.

Entretien avec

Thierry Linder

Associé

Quelles ont été les étapes de ce séjour ?

Nous avions un programme très dense. Nous avons notamment visité des sociétés, des start-ups ou encore le Swiss center. Puis, des personnalités, chinoises ou occidentales installées en Chine, sont venues nous parler du pays et des enjeux actuels. Nous avons aussi été reçus par les autorités de Wuxi, une ville de taille modeste pour la Chine… avec ses huit millions d’habitants ! Wuxi est une ville pilote pour le projet cadre de la manufacture 2025, spécialisée dans le domaine des nouvelles technologies.

Qu’est-ce qui vous a frappé en particulier en Chine?

Le dynamisme. L’envie d’entreprendre des Chinois est impressionnante. En Suisse, et en Europe en général, quand on a une idée, on nous explique toujours pourquoi elle ne marchera pas. On réfléchit petit. Là-bas, ils foncent, se trompent, ratent ou réussissent. En tous cas, ils avancent. Et sans peur.

Comment l’expliquer ?

Il faut dire qu’en Chine, il n’y a aucun problème de masse critique lorsqu’on lance un projet. Le marché potentiel est énorme. Si de notre côté, nous avons de la peine à nous projeter dans un marché mondial, en Chine, leur marché national, c’est déjà en partie le marché mondial. Et si un projet fonctionne chez eux, c’est déjà gagné avant de pouvoir conquérir le reste du monde. Cela permet aux entrepreneurs d’avoir un esprit plus libre et créatif.

Au plan de l’internet des objets, avez-vous découvert des applications particulières ?

J’ai remarqué que les Chinois utilisent le smartphone de manière beaucoup plus optimisée, plus « à fond » que nous. En Chine, il y a une application indispensable, c’est Wechat. Avec cette app, on peut tout faire : discuter, mais aussi réserver un taxi, un restaurant, payer en ligne, consulter ses factures. Réseauter, etc… Autant de choses pour lesquelles en Europe, nous utilisons plusieurs applications séparées.

Quel enseignement tirez-vous de ce séjour ?

Qu’il faut réussir à penser le plus largement possible, laisser la place aux inconnues et imaginer dès le départ de conquérir des marchés plus grands avec nos projets. Je pense que UDITIS retire également de ce voyage une meilleure visibilité de nos activités grâce aux contacts étroits avec la vingtaine de personnes et de sociétés qui y ont pris part.

Galeries de photos réalisées par Thierry Linder