Visite chez Watson IoT Center d’IBM à Münich.

Toute une délégation neuchâteloise est récemment allée à Munich découvrir Watson, le programme IBM d’intelligence artificielle (IA). UDITIS était de la partie. Notre associé Thierry Linder a pu voir de près le fonctionnement de cette solution informatique au sein du Watson IoT Center

Nuances de langage

Première constatation de Thierry Linder, c’est que la terminologie change du côté de ceux qui mettent en place ces nouvelles solutions. « Aujourd’hui, on parle un peu moins d’intelligence artificielle et beaucoup plus d’intelligence augmentée. Ce qui postule que la technologie ne viendra pas nous remplacer, mais nous assister ».

Dédiaboliser l’outil

A voir dans cette nuance de langage aussi une façon de dédiaboliser cette technologie. Car beaucoup aujourd’hui ont le sentiment de se faire, à terme, dépasser par ces systèmes que l’on met en place. La méfiance est de mise. « On cherche sûrement avec ce nouveau langage à rassurer un futur utilisateur ou consommateur en lui faisant penser qu’il gardera toujours la maîtrise».

Une masse de données

Que l’utilisateur reste maître, cela semble une évidence puisque c’est lui qui va nourrir la solution IoT et la guider dans son apprentissage. Watson, c’est un programme qui nécessite une masse énorme de données au départ, avant qu’il ne puisse démontrer le début d’une forme d’intelligence artificielle. « Il est clair que, comme tout système, si une telle solution IoT est mal utilisée, mal nourrie, elle donnera des mauvais résultats, voire des résultats qui pourraient s’avérer dangereux ! »

Un marché pour UDITIS

Tout dépendra alors de la qualité de ce qu’on lui fournira et de la façon dont on l’emploiera. Et ça, une entreprise comme UDITIS aura son rôle à jouer dans la mise en place de systèmes IoT. Mais pas forcément Watson, une énorme machine plutôt destinée à des applications de grande envergure. « Watson, c’est un peu une boîte à outils qui demande beaucoup de travail pour sa mise en place et sa personnalisation. Il est toutefois possible qu’à l’avenir, IBM propose des solutions plus « lights » ou à la carte. De notre côté, nous allons travailler à appliquer ce genre de philosophies ».

Applications multiples

La solution Watson avait connu un début de renommée en 2011 lorsqu’elle avait remporté le championnat de Jeopardy, un jeu télévisé américain très populaire. Aujourd’hui, ses applications sont multiples, dans des domaines comme la santé, la métallurgie, la finance ou encore les transports. Ce n’est ainsi pas un hasard si IBM a installé son Watson IoT Center à quelques centaines de mètres des bureaux de BMW. L’automobile est ainsi un secteur industriel où l’intelligence artificielle semble avoir un avenir tout tracé.

Revue de Presse - ARCINFO lundi 30 avril 2018

Auteur